Restauration du Monastère (1817)

Maladies

Si le Seigneur nous donnât des consolations dans ces deux années, nous dûmes aussi recevoir les maux de sa main. Il nous éprouva par de fréquentes maladies, et par l’état d’infirmité habituel de la plupart de nos Sœurs. Nous avons de plus partagé la calamité d’une fièvre cérébrale qui, l’été et l’automne de 1828, a fait un grand ravage dans notre pays. Cette cruelle maladie s’attachait particulièrement aux jeune personnes de 12 à 15 ans, et en a emporté dans Metz jusqu’à 40 en une semaine. Quoique notre pensionnat, grâce au Seigneur, ait été beaucoup plus ménagé que les autres, la contagion atteignit, du plus au moins, une grande partie de nos élèves.

Nous eûmes la douleur d’en perdre une ; deux autres furent pendant 40 jours dans un état qui semblait désespéré ; une de nos jeunes Sœurs fut aussi très dangereusement attaquée, et une fille de service, pour avoir veillé une seule nuit près d’une de ces malades, prit elle même la maladie, et y succomba en peu de jours. Ce temps a été vraiment désastreux pour nous : les parents vinrent chercher leurs enfants, celles qui nous restèrent étaient pour nous l’objet des plus vives inquiétudes, que nous jetâmes cependant dans le sein du Seigneur, jusqu’à ce qu’il lui ait plu de faire cesser l’orage.